Aujourd’hui je me décide enfin à écrire à propos d’un sujet que je trouve extrêmement sensible : le projet de loi création et internet, plus communément appelé Hadopi. Pour ceux qui n’auraient encore aucune information sur ce projet de loi, voici un bref rappel :
Hadopi signifie Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet. Ce projet de loi fait suite à la loi DADVSI, votée le 30 Juin 2006. Je ne dresserai pas une historique complète du projet de loi et des différentes modifications du texte, je vous invite toutefois à prendre connaissance des diverses évolutions de ce projet, et des spécificités du texte. Je trouve qu’il est néanmoins nécessaire de préciser que le projet Hadopi a été rejeté par l’Assemblée Nationale, mais que le vote a été reconduit aujourd’hui, 29 Avril 2009.
Le but de cet article n’est pas de vous exposer les détails de cette loi, ni une analyse du texte, mais plutôt de donner mon point de vue sur le contenu de la loi, et sur la façon dont il est présenté.
Commençons par les personnes impliquées dans la rédaction et le vote de cette loi. En première loge, notre ministre de la culture et de la communication : Mme Albanel. Celle-ci propose un projet de loi relatif à l’informatique et aux nouvelles technologies, et le défend devant l’Assemblée Nationale. Toutefois, il est absolument révoltant de constater que pour débattre autour d’une problématique technique, notre ministre n’a aucune notion, même basique, d’informatique. Vous trouverez par exemple une magnifique explication du pare feu d’Open Office, par la ministre elle même : Voir la vidéo. Mais en plus de cette incompétence totale en informatique, on pourra constater également que la communication… C’est pas non plus son fort… Du point de vue de l’internaute soucieux de l’avenir de son outil de communication, il faut admettre que voir ce genre de prestations fait froid dans le dos. Il est tout de même effarant de se rendre compte que des personnes totalement incompétentes dans un domaine tentent de proposer des lois et de donner leur avis, sur des outils qu’ils ne comprennent pas, et qu’ils maîtrisent encore moins.
Mais Mme Albanel n’est pas seule. De nombreux députés sont également appelés à donner leur avis, à débattre, et à voter pour ce projet de loi. J’imagine que vous avez obtenu un minimum d’informations sur cette loi, et que vous savez donc qu’une des technologies principalement visée est le peer-to-peer. Le minimum pour débattre sur ce sujet est donc… De savoir ce qu’est le peer-to-peer, et voici donc l’explication par quelques députés : Voir la vidéo. Encore une fois, il y a de quoi avoir peur. On se rend compte dans cette vidéo qu’aucun des députés présent ne sait de quoi il parle. Pour rappel, voici une définition correcte du p2p : Consulter la définition sur Wikipédia.
Mais d’autres facteurs font sourire… Par exemple cette étude, qui révèle que les “pirates” achètent bien plus de CD que les “non-pirates”. En effet, la plupart des personne qui téléchargent des fichiers ne les auraient pas achetés. La plupart des téléchargements sont faits pour obtenir un avis, un jugement. L’internaute choisira ensuite s’il achètera le fichier en question, ou s’il le supprimera simplement. Aucun impact donc, sur l’achat direct de supports multimédias.
Je vous invite également à suivre cet article, qui retrace l’évolution des débats autour d’Hadopi, pour le vote d’aujourd’hui.
Je laisse mon article en suspens pour le moment, je le reprendrai peut être dans les jours à venir pour y ajouter d’avantage de contenu, et je vous invite à réagir afin de constituer un débat. N’hésitez pas à partager votre avis et vos arguments !
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